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    16 Sep 2008 
    Bleu Ciel et Noir Amer
    Du rêve à la réalité

    Chapitre deuxième
    Cobalt, jour du contact.


    C’était un homme grand et mince, son visage pâle et fin était encadré part des cheveux mi longs d’un noir intense, mettant en valeur ses deux yeux couleur rouge rubis. Il était vêtu d’une longe veste en cuir noire dont les boutons à partir du bas du torse étaient détachés, laissant entrevoir son t-shirt blanc, pour le bas, il portait un jeans large de couleur noire également, et portait des baskets rouges. L’homme passa négligemment devant les cages, visiblement un peu dégoûté de l’endroit, et après un temps qui parût être une éternité, il s’arrêta devant la cage dans laquelle Tsukuyomi se trouvait.
    La jeune Neko leva les yeux vers lui, le regardant intriguée, tandis qu’il la fixait de ses yeux rouge, puis il se baissa légèrement, sans doute pour la regarder de plus près, puis il se redressa en soupirant. Il jeta un dernier regard aux autres cages avant de faire signe au vendeur, ce dernier accouru pour ouvrir la cage de Tsukuyomi. C’est donc timidement que la Neko sortit de la cage en jetant un regard curieux à son nouveau maître, qui lui ne semblait plus trop faire attention à elle, il était plus occupé de remplir les papiers qu’autre chose.
    Puis il jeta un regard qui devait sans doute signifier ‘suis-moi’ mais il ne prononça pas un mot. La jeune fille le suivit en fronçant les sourcils, elle le trouvait fort étrange, mais surtout excessivement froid, cependant, elle était habituée à ce genre de comportement, et ne fit donc aucune réflexion. Elle le fit s’arrêter finalement devant une maison dont il ouvrit la porte avant de lui faire signer d’entre, la jeune Neko s’exécuta aussitôt, un peu intimidée par le jeune homme, il fallait bien l’avouer.


    - Tu t’appelles comment… Il avait tout de même finit par lui adresser la parole, d’un ton glacial, certes, mais il lui avait parlé, ce qui faisait assez plaisir à la jeune fille.
    - Tsukuyomi Hanatary ! Elle semblait assez joyeuse d’un coup.
    - Mouais, ça passe, moi c’est Kyoshiro Shito…

    Tsukuyomi fronça les sourcils, comment cela ‘ça passe’ ? Est-ce que cela voulait dire qu’il n’aimait guère son nom, et bien c’était tant pis pour lui, pensa la jeune fille, il n’aurait qu’à faire avec. Elle reporta son regard vers lui, toujours aussi intriguée, elle avait du mal à cerné sa personnalité, celui-ci, sentant le regard de la Neko, la regard froidement avant de lancer.

    - Je peux savoir ce que tu as à me regarder comme ça ?

    Il n’obtint pas de réponse, toutefois, la jeune fille détourna le regard, préférant plutôt regarder ce qui l’entourait, Kyoshiro semblait aimer ce qui faisait un peu asiatique, car l’ambiance de la maison faisait fortement penser au japon, ce qui était loin de déranger la jeune fille qui se sentait assez bien dans un cadre pareil. Remarquant qu’il n’était nullement décidé à faire la conversation, elle s’y risqua.

    - … En tant qu’esclave, je suppose que je vais sûrement être enfermée quelque part non ?

    Sa voix avait perdu toute sa gaieté, elle semblait beaucoup plus neutre, avec une légère touche de lassitude, Kyoshiro lui avait tourné la tête pour la regarder avec de grands yeux, visiblement étonné par sa question et l’intonation de sa voix. Il reprit ses airs froids et répondit.

    - C’est vrai qu’il existe des maîtres qui font cela, mais je n’en fais pas partie, fort heureusement, je n’aime pas ce genre de méthode là… C’est futile je trouves… A partir du moment où l’on se porte garant d’un esclave, en tant qu’esclave, enfermé ou pas, il se doit d’obéir, l’enfermement n’est qu’une des raisons pour laquelle un esclave à tendance à vouloir s’échapper…
    - … D’accord, ça va me changer…
    - En ce qui me concerne si tu veux te barrer, la porte est là…
    - Quelle belle image… Est-ce que cela signifie qu’en fait tu t’en fou complètement ?
    - Mon dieu, j’ai réussis à trouver une Neko intelligente, quelle rareté…


    Tsukuyomi parût surprise des propos que Kyoshiro venait de tenir, elle ne s’attendait pas vraiment a cela, et il était vrai que même si elle était habituée à ce genre de sarcasmes, à la longue, elle commençait à vraiment en avoir marre. Et elle ne se gêna pas pour le faire sentir, croisant les bras et les jambes en lançant un regard courroucé à Kyoshiro avant de prendre une mine boudeuse, mais le jeune homme resta de marbre, semblant s’en ficher complètement.

    - Ta chambre est à l’étage, première porte à droite, la salle de bain est en face, les toilettes sont juste à coté de la salle de bain, ma chambre est à coté de la tienne… Mais évites de me réveiller pendant la nuit, j’ai tendance a être assez mauvais quand cela arrive.
    - Ok, je retiens.
    - Moi je suis fatigué, donc je monte dormir, n’oublie pas d’éteindre les lumières avant de monter dormir…
    - D’accord, bonne nuit.


    Le jeune homme n’ajouta pas un mot et disparut dans les escaliers, laissant la jeune fille seule dans le salon. Elle ne tarda pas non plus à éteindre les lumières pour aller se coucher.
    Tsukuyomi monta donc les escaliers et ouvrit la porte de sa chambre, elle fut éblouie par cette dernière, n’étant guère habituée à se retrouver dans pareil environnement. Elle s’avança vers la commode et y trouva des robes de nuit ainsi que des pyjamas, n’étant pas encore habituée à la sensibilité corporelle d’un chat, elle prit un pyjama qu’elle enfila avant de se plonger dans son lit pour rapidement tomber dans les bras de Morphée.
    Au petit matin, quand la jeune fille se réveilla, une douce odeur chocolatée vint lui chatouiller le nez, elle se tira donc hors de son lit et mit des pantoufles qu’elle trouva à terre avant de sortir, clignant quelques instants des yeux, un peu aveuglée par la lumière, mais Tsukuyomi décolla violemment en se ramassant quelque chose dans l’arrière train, se retournant vivement et l’air un peu frustrée, elle se retrouva face à Kyoshiro qui reposait l’un de ses pieds au sol en la regardant de son air toujours aussi neutre.


    - Évite de rester plantée là au milieu du jeu de quille…
    - C’est pas une raison pour me foutre un coup de pied !!
    - Eh oh, je t’ai pas fais mal que je sache d’abord !
    - Qu’est-ce que t’en sais ! Je suis peut-être sensible que tu ne le sais pas !
    - Oh… Je vois… Madame est sensible…


    La Neko le fusilla alors du regard tout en descendant les marches, un peu vexée visiblement, elle se demandait vraiment s’il la taquinait ou s’il cherchait vraiment à l’emmerder royalement, elle n’arrivait toujours pas à savoir comment était vraiment sa véritable personnalité.
    Voyant qu’un coussin était posé dans un coin de la pièce la Neko en conclut que c’était là qu’elle devait se mettre, elle n’était guère surprise, elle avait l’habitude d’être mise à part, aussi, cela ne lui fit ni chaud ni froid et elle s’assit négligemment sur le cousin, laissant son regard se perdre dans un sublime tableau de paysage. Kyoshiro entra aussi dans la pièce, tenant deux tasses fumantes, il chercha la jeune fille du regard et quand il la trouva il la regarda avec de grands yeux avant de prendre un air légèrement sarcastique.


    - Tu es assise sur le coussin avec lequel j’ai écrabouillé un énorme moustique, j’avais rien d’autre sous la main à balancer…

    Cette phrase eut pour effet de faire décoller la Neko qui avait prit un air un peu dégoûté, puis se sentant soudainement un peu bête, elle rougit un peu.

    - Viens manger…
    - M… Merci…


    Le jeune homme regarda quelques instants la Neko avant de soupirer.

    - Pourquoi tu t’es assise là ?
    - Je croyais que tu avais mis le coussin là exprès… Après tout je suis une esclave non, donc ce n’est pas étonnant de me mettre à cette place…


    Le visage de la jeune fille était un peu devenu triste, ce qui n’échappa pas au jeune homme qui jusqu’à présent l’avait vue dynamique, il fit d’abord des yeux ronds avant de reprendre son sérieux et poser une main sur la tête de Tsukuyomi, qui la releva, vraiment très étonnée de ce geste.

    - Ici, tu t’assieds à table pour manger, quand ce n’est pas l’heure du repas, il y a un fauteuil, assez large pour que tu puisses t’y installer confortablement… Du moment que tu ne me fais pas chier…
    - Entendu.


    Sur ces mots, le jeune homme retira sa main avec douceur, on aurait pu croire qu’il caressait doucement les cheveux de la jeune fille en retirant sa main, elle le regarda, toujours un peu étonnée, car il venait de se montrer bien plus aimable qu’il ne l’avait été jusqu’à présent. Ils mangèrent donc dans le calme, et quand Kyoshiro eut finit, il alla s’asseoir dans le fauteuil, Tsukuyomi débarrassa la table, sous le regard un peu étonné du jeune homme qui n’avait rien demandé, et sans que la jeune fille ne puisse le voir, il esquissa un léger sourire, ce geste lui avait fait plaisir, mais il n’en dit rien. La Neko revint dans le salon et alla également s’asseoir dans le fauteuil, elle resta un moment là sans rien dire avant de se lancer.

    - Ça te dérange si je te pose quelques questions ?
    - Dis toujours, si j’estime que je n’ai pas à y répondre, je te le ferais savoir…
    - Ben, voilà, je sais que nous sommes dans un jeu, mais, je ne le comprends pas vraiment, je sais juste qu’il y a un rapport de maître esclave, que c’est un monde surnaturel parallèle au monde normal, mais sinon, je en sais rien…
    - Tu es nouvelle ?! Tu plaisantes ?!
    Il la regardait avec de grands yeux, vraiment très étonné.
    - Ben… Oui, en fait, quand tu m’as prise hier… Je venais tout juste d’arriver.
    - Je vois… Tu as un fameux collier pour tes débuts dans le jeu…


    La jeune fille pencha la tête, elle ne semblait pas vraiment comprendre, et lui semblait assez surprit de la situation, ce qui n’était pas fait pour arranger les choses. Il reprit finalement la conversation après un long soupir.

    - Excuse mon étonnement, mais c’est la première fois que je vois une esclave débutante avec trois chaînes à son collier…
    - C’est quoi cette histoire de chaînes ?
    - Ce son les niveaux, quand tu commence le jeu, tu as le collier simple et la laisse, qui indique le level premier, à chaque fois que tu prends un level, tu obtiens une chaîne qui apparaît sur ton collier… tu es donc de niveau trois. Et franchement, cela n’était jamais arrivé, tu devais posséder une fichue force de caractère pour démarrer directement à ce niveau !
    - … Ah bon, tu m’apprends quelque chose là…
    - Et puis ta façon de te comporter me faisait vraiment penser à une esclave qui s’était enfuie, à t’entendre parler on croirait vraiment que tu as déjà été traitée comme une esclave !


    Tsukuyomi serra les poings à l’entende de ses mots, repenser à tout ce qui lui était arrivé dans le monde réel lui était assez douloureux, c’était une corde sensible chez elle, et Kyoshiro le remarqua, changeant un peu de sujet.

    - Je t’explique, ici, le maître et l’esclave entretiennent un lien assez particulier, car le but dans ce jeu, c’est d’être le duo le plus fort, et de le rester un maximum, pour ce faire, une série de tournois est organisé, bien sur, libre à nous de nous y inscrire ou pas, nous ne sommes pas obligés, on peu aussi bien profiter de ce monde pour se construire une vie plus agréable que dans le réel.
    - Je comprends mieux, si j’analyse ce que tu viens de me dire, j’en conclus que dans les combats, c’est l’esclave qui prend tout les coups.
    - Non, pas tous, le maître prend aussi des coups, nous les maîtres prenons aussi des level, mais des level de défense, les esclaves eux prennent des level d’attaque, en clair, l’esclave est un tank, un attaquant, tandis que le maître est le bouclier, celui qui amortit les coups que l’attaquant est sensé recevoir.
    - C’est violent…
    - Non, pas vraiment, faut bien te dire que les coups que tu reçois ne sont pas réel, en fait on nous enferme dans une salle assez spéciale, on est chacun dans un bloc qui en extérieur parait minuscule, mais en fait tu es libre de tout mouvement, et par le biais d’un casque spécial, tu vois ce que font les autres, tu as les barres de vie et de résistance de chacun qui s’affiche, et c’est grâce à cela qu’on analyse le match, si le tank tombe, le combat continue, car il faut savoir que même le bouclier a des attaques, tout comme le tank a des protections, en revanche si c’est le bouclier qui tombe, le match s’arrête et c’est l’adversaire qui l’emporte.
    - D’accord, je comprends, c’est assez simple en fait.
    - Oui.


    La jeune fille sourit un peu, elle semblait contente, cela devait sûrement être du au fait qu’il lui parlait beaucoup moins froidement. Elle sourit avant de reprendre.

    - Tu sembles bien connaître ce jeu.
    - Effectivement, j’ai déjà participé, avec mon ancien esclave.
    - Pourquoi tu ne l’as plus ?
    - Tu sais, même dans ce jeu il est possible de mourir… Quelqu’un qui brise ton collier, ou même un banale accident en dehors de l’arène alors que tu poursuis une vie presque normale même si elle n’est que virtuelle…
    - Je vois… C’est pour cela que le maître de jeu m’a dit de faire attention à ce que mon collier ne se brise pas ?
    - Oui.


    Tsukuyomi n’était pas bête, elle avait comprit que le sujet de l’ancien esclave de Kyoshiro était a éviter, et elle avait beaucoup de respect pour cela, en particulier car lui aussi avait eu du respect quand à ce qui la peinait elle.

    Deyuka · 78 vues · 4 commentaires
    Catégories: Bleu Ciel et Noir Amer
    16 Sep 2008 
    Bleu ciel et Noir amer
    Du rêve à la réalité

    Chapitre premier
    Gris, jour de la pluie.


    Assise devant sa fenêtre, une jeune fille regardait tristement le paysage qui s’étendait au loin au travers de la vitre. Elle soupira, elle avait l’impression d’être comme un oiseau en cage, un oiseau auquel on avait coupé les ailes.
    Elle se leva de son appuie de fenêtre et regarda un peu autour d’elle, l’ambiance était morose, la jeune fille se sentait seule, bien qu’elle eût droit à la télévision dans cette chambre médiocre qu’était la sienne. Médiocre, pourquoi était-elle médiocre ? Tout bonnement parce que cette fichue chambre n’était rien d’autre, ni plus ni moins, qu’une prison, une cage de plâtre, dans laquelle elle était séquestrée depuis tant de temps qu’elle n’arrivait plus à compter les jours. Et quand je parle de cage, je ne dis pas cela à la légère, les barreaux étaient présents, aux fenêtres, pour éviter qu’elle ne s’échappe.
    Toute fois, elle avait parfois la permission de sortir dehors, accompagnée, et sous surveillance d’un bracelet de pistage électronique, certes, mais elle avait au moins encore ce plaisir là.
    Chikuma Sakiyurai, ainsi s’appelait-elle, c’était une jeune fille âgée de quinze ans, elle avait des cheveux noirs mi longs, dans lesquels elle avait teint quelques mèches en rouge, elle avait aussi de grands yeux verts qui exprimaient toute la douleur qu’elle avait accumulée jusqu’à présent. Chikuma était assez petite mesurant un mètre cinquante et un, pour un poids de 40kilos. Non, vous ne rêvez pas, cette jeune fille était effectivement mal nourrie, mais à quoi s’attendre d’un ravisseur ? Le grand luxe ? Il ne faut pas rêver !
    Elle se leva donc de l’appuie de fenêtre et se dirigea vers la garde robe, qu’elle ouvrit en lançant un regard dépité vers son contenu. Tout ce qu’il y avait là dedans était loin d’être de son style vestimentaire, c’était des vêtements d’occasion, bien trop larges pour elle. Elle prit la première chose qui lui tombait sous la main, à quoi bon s’ennuyer à choisir, tout était horrible la dedans de toute façon. Elle se retrouva donc vêtue d’un immonde t-shirt à fleurs multicolores et d’un vieux jeans tout serré et déchiré aux genoux. Puis elle alla s’asseoir sur son lit, attendant que l’on vienne la chercher. Aujourd’hui, elle avait exceptionnellement le droit de manger avec les autres dans la salle à manger, pour la seule et unique raison que c’était son jour de sortie du mois, elle n’avait plus qu’à espérer que son accompagnateur soit présent. La jeune fille poussa un long soupir, depuis quand vivait-elle ainsi ? Elle ne parvenait même plus à compter les mois tant il y en avait qui défilaient…
    Elle fut vite sortie de ses pensées car un bruit de serrure avait retentit, elle se leva donc et avança vers la porte tandis qu’on l’invitait à sortir de sa prison.
    Chikuma descendit nonchalamment les marches jusqu’à la table où son déjeuner avait été servit. Bien sur, pour ne surtout pas changer les habitudes, elle était mise à part des autres, installée devant une petite table miteuse à moitié pourrie. Elle prit le morceau de pain posé dans son assiette et l’ouvrit, ensuite, à l’aide de son couteau, elle le tartina avec les œufs brouillés qu’on lui avait servit. Elle eut vite finit son repas, elle n’aurait pas pu traîner de toute façon, vu la quantité minime qu’on lui servait. Puis elle vit une femme se lever de l’autre table, elle lui fit un signe de tête, et aussi Chikuma comprit que c’était le moment d’aller mettre sa veste, ce qu’elle s’empressa de faire, car sortir de là, elle le savait, lui ferait un bien fou.
    Dix minutes plus tard, la jeune fille marchait joyeusement dans la rue, le regard rivé sur le ciel éclatant, tandis que sa ‘gardienne’ marchait derrière elle, un bel air je m’en foutiste sur le visage. Et c’est au détour d’une rue que la jeune fille se stoppa net, scrutant le fond d’une ruelle où elle avait vu quelque chose d’attirant, mais elle ne voulait pas que l’autre voie aussi ce qu’elle avait découvert, elle se mit donc à courir pour faire le tour du pâté de maison, bien entendu, la femme qui devait la surveiller tenta de la poursuivre, mais Chikuma parvint à la semer et elle se rua dans l’étroite ruelle. La jeune fille était à bout de souffle et elle se laissa tomber à genoux devant ce qu’elle cherchait, c’était un objet qui scintillait fortement, et dont la lueur semblait s’intensifier au plus la jeune fille s’en approchait. Elle le prit alors en main et la lumière cessa, Chikuma regarda attentivement l’objet qui pourtant semblait être banal. C’était un collier splendide, tel qu’elle n’en avait jamais vu, aussi s’empressa-t-elle de le mettre autour de son cou et l’objet émit aussitôt d’étranges ondes lumineuses autour d’elle, et à cause de l’intensité de la lumière, Chikuma ferma les yeux. Quelle ne fut pas sa surprise quand les rouvrit de voir que le paysage autour d’elle avait radicalement changé !
    Elle se releva et tâta son cou pour se rendre compte que le collier avait radicalement changé, à présent, c’était un imposant ras du cou décoré de chaînes, et dont une laisse en cuir pendait, la jeune fille regarda autour d’elle, le paysage était entièrement vierge, il n’y avait rien autour d’elle, et au moment où elle voulu esquisser un pas vers l’avant, une voix grave et puissante retentit.


    -    Sois la bienvenue en ce monde jeune étrangère.
    -    Qui… Qui est là ?! S’exclama-t-elle en sursautant.
    -    N’aie crainte, tu es en sécurité en ces lieux, je suis le maître du jeu…


    A ces mots, un visage se dessina dans les airs, le visage d’un vieil homme ridé, mais dont le regard paraissait si doux et bienveillant, la jeune fille fut aussitôt mise en confiance par cet homme, de toute façon, que pouvait-il lui arriver de pire après tout ce qu’elle avait vécu ? Et c’est d’une voix timide qu’elle demanda.


    -    Le maître du jeu ?
    -    Oui, tu es ici aux portes d’un autre monde, si tu le souhaites, je peux t’ouvrir l’accès d’un monde fantastique.
    -    Je crains de ne pas vous comprendre…
    -    Le monde d’Aoyama est un monde parallèle à celui d’où tu viens, ici, ce qui semble irréel dans le monde normal, est chose courante. Tu n’as qu’à remplir une simple fiche de jeu pour accéder à ce monde, bien sur, tout n’y est pas rose, et vu la forme qu’à prit ton collier, tu risque de vivre des moments difficiles, je te laisse le choix, tu peux partir ou passer dans l’autre monde, c’est comme tu le sens…
    -    Je…


    Chikuma hésitait, ce que ce vieil homme disait était vraiment incroyable, un autre monde ? L’irréel qui devient réel ? Devait-elle le croire, lui faire confiance et pénétrer dans des terres inconnues ? Pourquoi pas, qu’avait-elle à perdre, qui donc l’attendrait dans le monde réel ? Cependant, était-ce bien de se plonger dans un monde où tout n’était qu’illusion ?

    -    J’accepte…
    -    Bien, je n’ai besoin de presque rien pour ton inscription dans ce monde, choisis un pseudonyme, un age, et un passe d’accès, qui te servira chaque fois que tu regagneras Aoyama.
    -    Tsukuyomi Hanatary, 17 ans, dark blood. Vous parlez de regagner le monde d’Aoyama, vais-je le quitter ?
    -    C’est noté, et effectivement, au bout d’un mois, tous les joueurs regagnent le monde réel et y passent une semaine avant de pouvoir regagner Aoyama.


    D’un geste de la main, le vieil homme fit apparaître une sublime porte en chêne massif aux gravures dorées. Chikuma s’avança vers elle et tendit une main tremblante vers la poignée qu’elle tourna.


    -    Une dernière chose Tsukuyomi… J’ai parlé de la forme de ton collier, elle signifie que tu seras un joueur esclave, ce qui signifie que si dans un mois, tu n’as pas de maître dans le jeu, ton compte sera supprimé, je ne peux pas faire grand-chose pour cela, à toi de veiller à ce que ton collier ne se brise pas…
    -    Merci monsieur.
    -    Aller, vas et bon jeux à toi.


    Chikuma ne se fit pas prier deux fois et elle tira la poignée, amenant la porte à elle avant de s’enfoncer dans l’étrange halo de lumière…
    En une fraction de seconde, le décor changea encore, pour devenir une cage dans laquelle elle était assise. Elle regarda ses mains, elles semblaient différentes, puis, repérant un miroir derrière elle, Chikuma, que nous appellerons dès lors Tsukuyomi, resta stupéfaite devant son reflet. Elle était certes toujours aussi chétive, mais avait de long cheveux d’une tendre couleur mauves de chaque coté de sa tête, ses oreilles n’étaient autre que des oreilles de chat et une queue balançait négligemment derrière elle. La jeune fille était à présent vêtue d’une simple petite robe blanche et elle s’était transformée en ce que l’on appelle Neko, un être mi humain, mi chat.
    Elle sursauta, elle avait totalement oublié qu’une clochette pouvait retentir, ayant fait abstraction du fait qu’elle se trouvait dans une espèce d’animalerie, et elle vit un homme aux allures malsaines s’avancer vers sa cage faisant signe au vendeur.
    Cet homme semblait la vouloir elle, mais Tsukuyomi ne l’entendait pas ainsi, aussi se mit elle en boule, regardant méchamment le potentiel acheteur, qui la regarda de travers avant de passer son chemin, tandis que le vendeur regardait Tsukuyomi en soupirant.
    La jeune Neko regarda l’autre s’éloigner tandis que la clochette du magasin retentissait à nouveau, Tsukuyomi regarda une fois de plus le nouvel arrivant, mais cette fois-ci, elle dressa ses oreilles, intriguée.
    C’était un homme grand et mince, son visage pâle et fin était encadré part des cheveux mi longs d’un noir intense, mettant en valeur ses deux yeux couleur rouge rubis. Il était vêtu d’une longe veste en cuir noire dont les boutons à partir du bas du torse étaient détachés, laissant entrevoir son t-shirt blanc, pour le bas, il portait un jeans large de couleur noire également, et portait des baskets rouges. L’homme passa négligemment devant les cage, visiblement un peu dégoûté de l’endroit, et après un temps qui parût être une éternité, il s’arrêta devant la cage dans laquelle Tsukuyomi se trouvait.


    Deyuka · 66 vues · 1 commentaire
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